Christine de Pisan

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Christine de Pisan

Message par a-little-bit-dramatic le Mar 25 Jan - 18:32

Christine de Pisan (1364 - 1430)



Christine de Pizan ou Christine de Pisan est née à Venise. Elle est une philosophe française de naissance italienne et est considérée comme la première femme de lettres française, ayant vécu de ses écrits. Son érudition la distingue des écrivains qui lui sont contemporains, hommes ou femmes. Lorsqu'elle devint veuve, Christine de Pisan se trouva démunie et dut gagner sa vie en écrivant. Son travail majeur d'écrivain se situe entre 1400 et 1418. Elle écrivit des traités de politique et de philosophie ainsi que des recueils de poésie. Christine de Pisan fut un auteur très prolifique et, lorsqu'elle se fut retirée dans un couvent, à la fin de sa vie, elle écrivit un Ditié de Jeanne d'Arc. On lui doit également Cent ballades d'amant et dame et la Cité des dames.
*Biographie de Christine de Pisan
Elle est née vers 1364 à Venise. Environ quatre ans plus tard, elle suit son père Thomas de Pizan (Tommaso di Benvenuto da Pizzano), médecin et conférencier en astrologie à l'université de Bologne, à Paris, où il a été appelée par le roi Charles V, pour ses dons de voyance notamment (Thomas de Pizan était en effet renommé pour ses prédictions).
A la cour, la jeune Christine reçoit l'éducation donnée aux jeunes filles de la noblesse et c'est à ce moment-là qu'elle commence à composer des pièces lyriques, qui lui valent d'ailleurs l'admiration et même, de nombreuses demandes en mariage !!
En 1379, la jeune femme épouse Etienne de Castel, noble peu fortuné qui acquiert, grâce à cette union, à obtenir les charges de secrétaire et notaire du roi. Mais, l'année suivante, le roi Charles V meurt et Etienne se retrouve alors complètement démuni. Le père de Christine meurt entre 1385 et 1390 et Etienne, complètement ruiné, meurt en 1390, laissant son épouse veuve.
Elle n'a que 26 ans, trois enfants à charge et aucun appui à la Cour. La jeune femme est donc réduite à la pauvreté et doit d'ailleurs affronter plusieurs procès intentés contre elle à cause de ses dettes. Elle décide donc de travailler, pour pouvoir nourrir ses enfants et choisit donc le metier d'homme de lettres ("de femelle devins masle"). Elle se réfugie alors dans l'étude et compose une série de pièces lyriques, rassemblées dans Le Livre des cent ballades. Ces pièces vont d'ailleurs obtenir un grand succès. Dans ces œuvres, Christine parle de son époux défunt qu'elle ne cesse de pleurer et de son isolement, également de sa condition de femme au milieu d'une cour hostile.
Mais alors, elle reçoit des commandes et s'attache la protection de puissants, comme Jeane de Berry ou le duc Louis Ier d'Orléans. Elle s'attelle alors à la rédaction d'écrits érudits, philosophiques, politiques, moraux et même militaires. Elle s'engage également, en parallèle, dans un combat pour la cause des femmes (elle s'opposera notamment à Jean de Meung à son célèbre roman Le Roman de la Rose). Néanmoins, aujourd'hui, certaines de ces idées sont vus comme absolument pas féministes.
Elle meurt en 1430, après s'être retirée dans au monastère de Poissy.
*L'œuvre de Christine de Pisan
Ses poèmes sont organisés dans des recueils et beaucoup sont tirés de l'expérience personnelle de l'auteur. Elle n'hésite pas également à s'exprimer, dans ses écrits, sur la politique et elle dénonce notamment l'abaissement et le délitement du royaume durant la guerre civile qui opposa Armagnacs et Bourguignons. Elle rédigea aussi une biographie de Charles V Le Sage, qui fut, en quelques sortes, son mentor, lorsqu'elle vivait à la Cour de France avec son père.
La plupart de ses œuvres sont conservées dans des manuscrits autographes, ce qui est très rare pour cette époque.
A la Cour, les œuvres de Christine de Pisan sont plutôt bien accueillies et la jeune femme y jouit d'ailleurs d'une grande popularité. Mais elle ne fait pas l'unanimité chez les clercs et les universitaires, assez méfiants envers cette femme qui ose rivaliser avec eux sur le terrain du savoir et de la philosophie et, lorsqu'elle s'oppose aux propos misogynes de Jean de Meung (Le Roman de la Rose), elle doit essuyer les critiques des amis du poète. Mais, si pendant longtemps on a cru que Christine de Pisan était une sorte de "précurseur" du féminisme, cette conception-là est aujourd'hui plutôt remise en question et l'œuvre de Christine de Pisan n'est plus considérée comme défenseuse de la cause des femmes.


Christine de Pizan écrivant dans sa chambre (1407)
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Re: Christine de Pisan

Message par LoveHistory le Dim 30 Jan - 12:41

Très belle bio!
Tu en connais des choses sur le M-A ....!
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Re: Christine de Pisan

Message par a-little-bit-dramatic le Dim 30 Jan - 18:55

Christine Pisan, je la connaissais surtout de nom et parce que c'était une femme de lettres, mais j'ai appris la plupart des choses sur elle en faisant des recherches, en fait !! =)
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